Sécurité sanitaire liés aux aliments génétiquement modifiés

General Information
  1. Contexte
    Les principales préoccupations pour la santé humaine associées aux aliments dérivés des plantes à ADN recombiné appelé dans ce document aliments génétiquement modifiés (GM) ou aliments dérivés de plantes génétiquement modifiées (GM) peuvent être classées en deux catégories : les questions liées à la sécurité de l’ADN introduit notamment la possibilité d’un transfert horizontal des gènes et les questions liées à l’impact du produit codé par le gène inséré (généralement une protéine).
  2. Sécurité de l’ADN introduit dans un aliment GM
    Des préoccupations ont été soulevées par le public sur le devenir de l’ADN introduit dans un aliment après qu’il ait été consommé par les humains. Par exemple, la possibilité d’un transfert de l’ADN provenant d’un aliment dérivé d’une plante transgénique aux cellules des mammifères, des bactéries gastro-intestinales ou des bactéries du sol.

    Les ADN sont chimiquement identiques quelle que soit leur source, c’est à dire que l’ADN introduit dans un organisme génétiquement modifié est identique à n’importe quel autre ADN, quelle que soit l’espèce d’où il provient. Food and Drugs Administration (FDA) considère que tout ADN est généralement considéré comme sans danger (GRAS), quelle que soit sa source, y compris ceux qui proviennent des cultures génétiquement modifiées (FDA, 2001). L’ADN est un composant tout à fait naturel et inoffensif retrouvé dans presque tous les aliments que nous consommons et il est essentiellement dégradé au cours de la transformation industrielle et dans le tractus gastro-intestinal. Ainsi, chaque fois que nous consommons des aliments, nous consommons l’ADN qu’ils contiennent.

    Le système digestif digère exactement de la même manière tous les ADN qu’ils soient d’origine GM ou conventionnelle. Selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le devenir des gènes et des protéines dans les aliments pour hommes et pour les animaux, «après l’ingestion, il se produit une dégradation rapide qui transforme l’ADN en de courts fragments d’ADN ou de peptides dans le tractus gastro-intestinal des animaux et des hommes et jusqu’à ce jour nombre d’études expérimentales avec des animaux ont montré qu’aucun fragments d’ADNr ou de protéines dérivées de plantes génétiquement modifiées n’a été détectés dans les tissus, les fluides ou les produits comestibles des animaux d’élevage »(EFSA, 2007). Par conséquent, la consommation de l’ADN d’un aliment génétiquement modifié ou d’un aliment conventionnel n’entraînera pas un changement de l’ADN du consommateur ni de celui de sa descendance.

    1. Puisque les aliments sont dérivés d’organismes vivants possédant des gènes, tous les aliments provenant de ces organismes contiennent de l’ADN.
    2. L’apport quotidien d’ADN par les humains à travers l’alimentation est estimé à environ 0,1 – 1,0 g (Flachowsky, 2007) et même avec une alimentation entièrement composée d’aliments GM, l’ADN transgénique serait <0,0001% de l’ADN total (la Société de toxicologie, 2002).
    3. Une série d’événements très peu probable serait nécessaire pour permettre à cette petite fraction d’ADNr de s’introduire dans le génome des mammifères ou des bactéries (OMS, 2000). L’ADN transgénique devra:
      • Survivre à la récolte, le séchage, le stockage et le broyage
      • Survivre à la transformation agroalimentaire
      • Etre présent dans la partie de la plante qui est consommée
      • Survivre au pH acide et à la digestion par la nucléase tant dans les plantes que dans le tube digestif des mammifères
      • Concurrencer avec succès un grand nombre d’ADN alimentaire en vue de l’absorption
      • S’intégrer de manière stable dans le chromosome de l’hôte
      • Etre incorporé dans l’ADN hôte et s’exprimé dans le nouvel hôte
  3. Préoccupation relative aux gènes de résistance aux antibiotiques dans les aliments GM
    La deuxième préoccupation directement associées aux gènes insérés dans des aliments est celle des gènes conférant une résistance à un antibiotique ou ce qui est communément appelé gènes Marqueur de résistance aux antibiotiques (MRA) dans les aliments GM. Les MRA ont été utilisés dans des processus de transformation génétique des plantes et dans certains cas, ces MRA demeurent dans le produit final. Des préoccupations ont été émises concernant l’effet que pourrait avoir ses gènes sur la santé et la sécurité humaines au cas où les gènes présents dans les aliments GM sont transférés aux microorganismes présents dans le tube digestif humain. Ce qui est particulièrement préoccupant c’est la possibilité que les gènes conférant une résistance aux antibiotiques pourraient être transférés à des bactéries pathogènes dans le tube digestif humain. Si cela se produisait, il nuirait à la thérapie antimicrobienne. Les préoccupations au sujet des MRA sont abordées ci-dessous, cependant il serait important de rappeler que la possibilité d’un tel transfert est faible et que de surcroit, les MRA sont déjà présents dans les microbes du tractus gastro-intestinal humain.

    1. (i) Le gène lui-même et son produit protéique peuvent-ils nuire aux hommes ou aux animaux?

      Les gènes MRA ne sont pas différents des autres ADN présents dans les plantes et animaux et ils sont digérés et transformés dans le tractus gastro-intestinal comme tout autre ADN. En outre, les MRA sont naturellement présents dans l’environnement, y compris dans les bactéries intestinales (Jonas et al., 2001).

      Lorsqu’ils s’expriment dans les cellules végétales, les MRA couramment utilisés produisent des protéines qui sont digérées de la même manière que les milliers de protéines alimentaires consommées par les hommes chaque jour (Goldstein et al., 2005). Dans le cadre des études animales et des agents pharmaceutiques biotechnologiques administrés aux humains par voie intraveineuse, les protéines NPT II, exprimées par le gène marqueur npt II par exemple, sont non-allergènes et non toxiques (Flavell et al, 1992;. Fuchs et al. , 1993). En outre, les protéines MRA sont fréquemment produites par les bactéries intestinales de l’homme et donc les humains ont toujours été exposés à ces protéines. Il serait donc raisonnable de conclure que les gènes MRA et les protéines qu’ils expriment, comme dans le cas d’autres gènes et protéines présents dans les aliments pour hommes et pour animaux, ne présentent aucun risque pour la santé humaine ou animale.

    2. (ii) Les gènes MRA peuvent-ils être transférés à des bactéries et nuire à la thérapie antimicrobienne?

      Des préoccupations ont été émises sur la possibilité de transfert de la résistance aux antibiotiques des plantes génétiquement modifiées et des aliments dérivés de ces plantes à de bactéries naturelles de l’intestin des humains et des animaux et ce faisant compromettre l’efficacité des traitements antibiotiques. Le flux génétique entre les bactéries est un processus naturel bien connu et se produisant dans la nature (Davison, 1999). De même, le transfert de gène des végétaux vers les bactéries, bien que théoriquement possible, serait un cas extrêmement rare. Cela s’explique par le fait que pour qu’un MRA soit transféré des végétaux aux bactéries intestinales, le gène devrait être arraché du chromosome de la plante sans être détruit par les enzymes cellulaires, survivre intact dans l’environnement intestinal et être incorporé intact par une bactérie apte à une transformation (OMS, 2000; Jonas et al, 2001). Puisque tous les aliments contiennent des ADN, les humains en ont été exposés qu’ils proviennent des végétaux ou des bactéries intestinales à travers l’histoire de l’évolution et en dépit de cela, il n’existe aucune preuve d’une incorporation régulière de gènes végétaux ou bactériens intacts dans les cellules humaines (Goldstein et coll., 2005).

    3. (iii) Les antibiotiques sont-ils importants en médecine humaine ou animale?

      Il est important de noter que les gènes de résistance aux antibiotiques actuellement présents dans les aliments génétiquement modifiés codent la résistance à des antibiotiques qui ne sont pas beaucoup utilisés en médecine humaine parce que leur résistance est déjà très répandue. Par exemple, le gène npt II confère une résistance à la néomycine, la kanamycine et d’autres antibiotiques qui ne sont plus utilisés en médecine, tandis que le gène aad-3 un autre MRA confère une résistance à deux antibiotiques peu utilisés, la streptomycine et la spectinomycine (Gilman et al., 1996 ). Avec l’amélioration des techniques biotechnologiques, les gènes de résistance aux antibiotiques ne seront plus présents dans les aliments GM car soit ils auront été enlevés au cours du développement ou remplacés par d’autres types de gènes marqueurs.
      Dans un article récent, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a réaffirmé que les deux gènes marqueurs de résistance, npt II et aadA, ne représentent aucun danger pour l’homme ni pour l’environnement (EFSA, 2009).

  4. Qu’en est-il des allergènes dans les aliments GM?
    L’introduction d’un gène dans un organisme évoque la possibilité de l’introduction d’allergènes conduisant à la production d’aliments qui peuvent provoquer des réactions allergiques chez l’homme. 3 à 4% d’adultes et jusqu’à 8% d’enfants souffriraient d’allergies alimentaires dans les pays développés (Kanny et al, 2000 ; Sicherer et al, 2004). 90% des cas d’allergies alimentaires seraient associés à des produits dérivés d’un groupe restreint d’aliments, y compris le lait de vache, les œufs, le poisson, les crustacés, les arachides, les noix, le soja, le blé et les graines de sésame (FAO, 1995). Bien qu’il y ait des cas d’allergies associés à d’autres aliments, ils ont tendance à être beaucoup moins fréquentes.
    La plupart des aliments ne provoque pas des réactions allergiques chez la majorité des personnes cependant, pour ceux qui souffre d’un type particulier d’allergie alimentaire, certaines protéines alimentaires peuvent provoquer une réaction immunitaire inhabituelle. Les protéines qui provoquent cette réaction sont connues comme les allergènes et les personnes allergiques réagissent généralement à un seul ou quelques allergènes présents dans un ou deux aliments spécifiques. Le site exact de l’absorption des aliments et de l’induction des allergies demeure inconnu. La majorité des allergènes alimentaires serait absorbée dans l’intestin, avant de déclencher une réponse immunitaire. Pour qu’une réaction immunologique se déclenche, les protéines allergisantes doivent traverser l’estomac sous une forme immunologique intacte. Les protéines alimentaires peuvent également être absorbées par le système circulatoire à travers la muqueuse buccale (Dirks et al, 2005. Untersmayr et al, 2007). La majorité des protéines alimentaires non digérées, qu’elles soient naturellement présentes ou introduites par génie génétique dans le produit transgénique, sont largement digérées durant leur passage dans le tractus gastro-intestinal rendant ainsi les peptides résultants non réactifs à la reconnaissance des antigènes (York et al. 1999).
    Néanmoins, étant donné que presque tous les allergènes sont des protéines (Bush et Hefle, 1996), il existe une chance que toute protéine alimentaire nouvelle puisse être un allergène. Si un aliment conventionnel contenant des allergènes est génétiquement modifié, l’aliment GM peut contenir ces allergènes tout comme la nourriture conventionnelle. Par exemple, le soja contient naturellement des protéines qui provoquent une réaction allergique chez certaines personnes. A moins que ces protéines spécifiques soient enlevées, elles seront également présentes dans les variétés de soja GM. De même, à moins que leur niveau n’augmente grâce aux procédures génétiques, le niveau de risque est altéré. La possibilité d’introduire de nouvelles protéines ayant des propriétés allergisantes est réelle mais faible en raison des procédures d’évaluation de sécurité que les aliments issus de plantes à ADN recombiné subissent. Ces procédures d’évaluation de la sécurité sanitaire effectuées sur le gène introduit et la protéine exprimée dans le produit GM sont conçues pour identifier les effets allergènes potentiels qui peuvent être associés à la commercialisation des cultures/aliments GM. Pour évaluer l’innocuité d’un aliment génétiquement modifié, des examens sont effectués pour s’assurer que les niveaux d’allergènes naturels présents dans les aliments génétiquement modifiés n’ont pas augmenté de façon significative au-dessus de l’aire de répartition naturelle de l’aliment conventionnel et que les nouvelles protéines dans les aliments génétiquement modifiés ne sont pas susceptibles d’être allergéniques.
    Par conséquent, il semble peu probable qu’un risque d’allergénicité représenté par un aliment génétiquement modifié soit supérieur à celui des aliments conventionnels produits par des méthodes traditionnelles de sélection qui ne sont pas soumises au même type de procédures strictes d’évaluation de la sécurité sanitaire. Un bon exemple est celui de l’arachide qui est généralement considéré comme un produit sans danger et qui est cependant connue pour la réaction allergique légère voire sévère qu’elle déclenche dans une tranche de la population qui lui est sensible quelle que soit la façon dont l’arachide est produite.
  5. Est-il possible d’avoir des toxines et des facteurs antinutritionnels dans les aliments GM?
    Toutes les substances, qu’elles soient naturelles ou artificielle, sont potentiellement toxiques selon la dose reçue. Toutefois, les substances classées comme toxiques sont celles qui peuvent nuire à la santé à des niveaux normaux d’exposition. Les toxines naturelles se trouvent dans divers aliments toutefois, la grande majorité d’entre elles sont présentes à des concentrations bien en dessous du seuil qui pourrait nuire au consommateur. Certains aliments contiennent naturellement des toxines qui sont toxiques si l’aliment est consommé en grande quantité, par exemple les glycosides cyanogènes du manioc. D’autres aliments contiennent des substances toxiques naturelles qui provoquent des effets indésirables si l’aliment est préparé de telle sorte qu’une substance toxique qui devrait être normalement détruite ne l’est pas. Par exemple, les lectines de l’haricot. D’autres aliments peuvent provoquer des effets néfastes sur des tranches particulières de la population qui peuvent être sensibles à un composant de l’aliment ; exemple : les protéines allergisantes dans les arachides et le soja. D’autre part, les aliments peuvent être contaminés par des toxines naturelles produites par les micro-organismes ; par exemple la toxine botulique et l’aflatoxine (Taylor et Hefle, 2002). Ainsi, des substances toxiques sont naturellement présentes dans de nombreux aliments conventionnels qui sont ensuite génétiquement modifiés. Par conséquent, à moins que les toxines présentes dans les aliments conventionnels soient éliminées, elles resteront dans la version GM de la nourriture.
    Dans le cadre des produits issus du génie génétique, la préoccupation soulevée concerne la possibilité d’introduire une substance toxique jusque-là absente par la modification génétique. Par exemple une protéine nouvellement exprimée ou entrainant une augmentation des substances naturelles toxiques. Cette possibilité est cependant exclue dû au fait que dans le cadre de l’évaluation de la sécurité des aliments génétiquement modifiés, les niveaux des toxines naturelles dans les aliments GM sont comparés à ceux de l’aliment conventionnel afin de s’assurer qu’ils sont les mêmes. En outre, le processus d’évaluation de la sécurité exige qu’il y ait des preuves que la séquence d’acides aminés d’une nouvelle protéine n’est pas semblable aux substances protéiniques reconnues comme toxiques et que la protéine est facilement digérable dans des conditions simulées de la digestion chez les mammifères. Les examens biologiques sur les animaux sont également menés sur les protéines de manière individuelle afin de révéler toute toxicité potentielle.
  6. Qu’en est-il des effets involontaires ?
    L’apparition éventuelle d’« effets involontaires » est une autre préoccupation soulevée quant à l’application des techniques de recombinaison de l’ADN dans la production alimentaire. Les effets non intentionnels sont définis comme des différences constantes, entre la plante génétiquement modifiée et sa lignée de contrôle appropriée, qui vont au-delà de(s) l’effet(s) principal/principaux escompté(s) suite à l’introduction du/des gène(s) cible(s) (EFSA, 2006). Il est important de noter que les effets involontaires ne sont pas limités aux cultures transgéniques, les éleveurs traditionnels passent un temps considérable dans leurs programmes de sélection à faire des rétrocroisements dans l’espoir d’éliminer certaines de ces caractéristiques indésirables (Rischer et Oksman-Caldentey, 2006). Les effets involontaires de la biotechnologie moderne peuvent survenir à cause des techniques d’ADNr actuelles utilisées pour introduire les gènes dans la plante. Les gènes peuvent entraîner une perturbation des fonctions génétiques originales entraînant ainsi des changements dans les niveaux et les activités des enzymes, des nutriments et des métabolites ou la modification de la production des protéines ou des toxines (Cellini et al., 2004). Un effet inattendu ou imprévu n’implique pas nécessairement un risque pour la santé, même si évidemment cela entraîne l’expression d’un caractère nouveau, il faudrait un examen approfondi afin de s’assurer que la sécurité du nouveau produit est raisonnablement garantie avant qu’il ne soit commercialisé.
    Au fil des années, il y a eu des cas documentés où les procédures classiques d’amélioration des plantes ont conduit à des cultures ayant des effets involontaires. Par exemple, la sélection conventionnelle de pommes de terre pour produire une variété ayant des caractéristiques supérieures a abouti à une variété, la variété Lenape, qui avait involontairement des niveaux élevés de glycoalcaloïdes (Beier, 1990), une classe de substances toxiques d’origine naturelle retrouvée généralement dans de faibles proportions dans des variétés commerciales de pomme de terre (Zitnak et Johnston, 1970). Par contre, le soja génétiquement modifié pour produire des niveaux élevés de l’acide aminé la lysine a plutôt produit une baisse inattendue de la teneur en huile (FAO/OMS, 2000).
    Les techniques de recombinaison de l’ADN peuvent être considérées plus précises que les méthodes classiques de sélection parce que seuls les gènes connus et bien caractérisés sont insérés (IM et le CNRC, 2004). En revanche, la sélection classique consiste à transférer des milliers de gènes ayant des fonctions inconnues ensembles avec les gènes désirés. Les sélectionneurs traditionnels obtiennent souvent des plantes hors-types dues aux effets indésirables et ils éliminent méthodologiquement ces plantes à travers la sélection au cours du processus d’évaluation et bien avant la commercialisation. Le même examen, voire un examen plus strict, est appliqué aux plantes produites par les techniques de l’ADNr.
    Il est important de noter que tous les aliments dérivés de cultures développées soit par sélection végétale classique ou soit par génie génétique, contiennent des substances potentiellement dangereuses et doivent être correctement et prudemment évaluées afin d’assurer un niveau de sécurité acceptable. En effet puisque les cultures GM sont plus réglementées et soumises à des procédures plus rigoureuses d’évaluation des risques que ne le sont les cultures non GM cultivées traditionnellement, il est plus probable que les caractères ayant des caractéristiques potentiellement dangereuses ne réussissent pas à passer les étapes préliminaires de développement de la culture GM (IM et le CNR, 2004). En outre, les méthodes actuelles sont en pleine amélioration et de nouvelles méthodes sont en cours d’élaboration dans le but d’améliorer la détection des effets secondaires (Rischer et Oksman-Caldentey, 2006).
    La prévision et l’évaluation des effets néfastes potentiels des aliments modifiés en utilisant un certain nombre de méthodes, y compris le génie génétique, sont difficiles. De plus, puisque toutes les formes d’effets néfastes présentés au cours de cette modification sont involontaires, il serait donc inattendus et cela complique encore plus la situation. Néanmoins des organismes internationaux comme la Commission du Codex Alimentrius (CAC), International Life Science Institute (ILSI), et l’Organisation de la coopération au développement économique (OCDE) ont élaboré des lignes directrices à suivre lors de l’évaluation de la sécurité sanitaire des aliments génétiquement modifiés qui seront abordées dans une autre partie de cette section consacrée à la sécurité alimentaire. Seront également discutées, les procédures d’examen de l’évaluation de la sécurité et l’interprétation des données générées en vue de déterminer de façon raisonnable que les produits développés par la technologie ADNr sont presque autant sûrs que leurs homologues conventionnels.
Références Références et informations complémentaires

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