Sécurité Alimentaire : Questions et Réponses

Informations Generales
  1. Des risques sont-ils associés à la consommation de n’importe quel aliment?
    Presque tous les aliments que nous mangeons ont un niveau de risque. Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé révèlent que le principal risque associé à la consommation des aliments est une maladie due à des contaminants microbiens tels que les virus et les bactéries d’origine alimentaire. L’OMS estime que les maladies diarrhéiques d’origine alimentaire et hydrique tuent environ 2,2 million de personnes chaque année dont 1,9 millions d’enfants. La sécurité des produits chimiques présents dans les aliments, tant naturels qu’artificiels, est également un facteur important. Certains de ces produits sont des substances végétales naturelles qui peuvent être toxiques parce qu’elles sont produites par les plantes en vue de se protéger contre les insectes et autres herbivores. Par exemple, la solanine, un glycoalkoloid présent dans la pomme de terre, est toxique pour les humains, mais protège naturellement la plante grâce à ses propriétés fongicides et pesticides. D’autres peuvent être des contaminants involontaires tels que les résidus de pesticides. Les Organismes internationaux tels que la Commission Codex Alimentarius, donnent des lignes directrices sur les seuils de résidus de pesticides dans les aliments considérés sans danger pour la consommation (http://www.codexalimentarius.net/pestres/data/index.html).
  2. Qu’est-ce qu’un aliment sain ?
    L’Organisation mondiale de la santé/l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), définissent un aliment sain comme tout aliment offrant une certitude raisonnable qu’aucun dommage ne résultera de sa consommation dans les conditions d’utilisation prévues (CAC/GL45-2003). La FAO suggère que les évaluations de sécurité donnent l’assurance, à la lumière des meilleures connaissances scientifiques disponibles, que l’aliment n’aura pas d’effets néfastes quand il est préparé, utilisé et/ou consommés conformément à l’usage prévu. La sécurité sanitaire absolue d’un aliment ou d’un ingrédient ne peut jamais être garantie. Cependant, si des précautions appropriées sont prises lors du processus de production, de transformation en produits et de distribution, le risque peut être réduit au strict minimum ce qui est généralement acceptable pour les consommateurs.
  3. Existe-t-il des préoccupations spécifiques de sécurité alimentaire relatives aux aliments génétiquement modifiés ?
    Les aliments génétiquement modifiés ne sont pas intrinsèquement moins sûrs que leurs homologues traditionnels. Cette conclusion a été tirée par l’OMS, la FAO et toutes les Académies nationales des sciences et les Autorités scientifiques établies à travers le monde entier et qui ont étudié cette question, y compris celles des pays d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et du Sud (par exemple, le Conseil international pour la science, les Académies des sciences de l’Angleterre, de la France, de l’Italie, des Etats-Unis, du Mexique, du Brésil, de l’Inde et de la Chine). Néanmoins, à cause du manque d’expérience avec les aliments GM et des inquiétudes relatives aux nouvelles technologies, ces aliments ont été soumis à des procédures rigoureuses d’évaluation de sécurité qui ne sont généralement pas appliquées aux aliments traditionnels. La détermination de la sécurité sanitaire des aliments génétiquement modifiés est basée sur une comparaison détaillée des propriétés de la plante GM et celles de son homologue conventionnel ayant un antécédent d’utilisation bien connu. Les préoccupations les plus courantes relatives à la sécurité sanitaire des aliments génétiquement modifiés sont : Est-il dangereux de consommer un ADN étranger ? Les gènes issus d’aliments transgéniques peuvent-ils être transférés aux consommateurs ? Quelle est la probabilité que les aliments GM soient allergènes ? Quelle est la probabilité que de nouvelles toxines et anti-nutriments soient produits dans les aliments GM ? Existe-t-il des risques associés à des gènes de résistance présents dans les aliments GM ? Ces préoccupations sont abordées dans les sections suivantes.
  4. Est-il dangereux de consommer un ADN étranger ?
    Tous les aliments que nous consommons proviennent d’organismes vivants comme les plantes et les animaux ; tous les organismes vivants contiennent des gènes qui sont constitués d’ADN. Le système digestif humain dégrade tous les ADN en petits fragments, qu’ils soient GM ou non. De nombreuses études expérimentales avec des animaux ont montré que les fragments d’ADN ou de protéines dérivés de plantes génétiquement modifiées n’ont pas été détectés dans les tissus, les liquides corporels ou les produits comestibles d’animaux d’élevage. « Par conséquent, la consommation de l’ADN dans un aliment génétiquement modifié ou un aliment conventionnel n’altère pas l’ADN du consommateur ni celui de sa descendance» (Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), 2007; http://www.efsa.europa.eu/EFSA/Déclaration/EFSA_statement_DNA_proteins_gastroint.pdf).
  5. Quelle est la probabilité que les aliments GM soient allergènes ?
    Si une nouvelle protéine est introduite dans une plante GM potentielle, ses propriétés allergènes doivent être évaluées afin d’assurer la sécurité. Une série d’examens sont effectués sur la protéine produite par le gène introduit afin d’identifier ses effets allergisants potentiels avant que le produit ne soit approuvé. Des examens sont également effectués afin de s’assurer que les niveaux d’allergènes naturels n’ont pas augmentés dans l’aliment GM. Lorsqu’un aliment conventionnel contenant déjà des allergènes est génétiquement modifié, l’aliment génétiquement modifié contiendra également des allergènes à moins que des mesures spécifiques soient prises en vue d’éliminer les allergènes. Par exemple, le soja contient naturellement des protéines qui provoquent une réaction allergique chez certaines personnes. A moins que ces protéines spécifiques soient enlevées, elles seront également présentes dans les variétés du soja GM.
  6. Quelle est la probabilité que de nouvelles toxines et anti-nutriments soient produits dans les aliments GM ?
    Selon la dose, toutes les substances, qu’elles soient naturelles ou non, sont potentiellement toxiques. Les substances classées comme toxiques sont celles qui peuvent nuire à la santé aux niveaux normaux d’exposition. Dans le cas des produits génétiquement modifiés, il existe des préoccupations qu’une nouvelle substance toxique serait introduite ou que les niveaux des substances toxiques déjà présentes dans la culture pourraient augmentés. Les produits du nouveau gène sont examinés afin de s’assurer qu’ils sont facilement digérés et ne sont pas toxiques à travers la simulation des conditions de digestion chez les mammifères et au besoin, en faisant recourt aux essais sur les animaux. Les niveaux des toxines naturelles sont également mesurés afin de s’assurer qu’ils ne sont pas élevés au-dessus de leurs niveaux naturels. La culture GM est également testée pour s’assurer que sa composition nutritionnelle n’a pas été significativement modifiée.
  7. Existe-t-il des risques associés aux gènes de résistance présents dans les aliments GM ?
    Les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques (MRA) sont généralement utilisés pour faciliter le processus de modification génétique des plantes. Des inquiétudes ont été émises concernant l’effet de ces gènes sur la santé et la sécurité humaines au cas où ces gènes présents dans les aliments GM arrivaient à être transférés aux microorganismes du tube digestif humain. Cette question a été largement étudiée par de nombreux groupes d’experts (par exemple, http://www.efsa.europa.eu/en/news/news/gmo070413.htm). L’ADN dans les gènes MRA ne sont pas différents de celui des plantes et des animaux. Il est digéré et transformé dans le tractus gastro-intestinal tout comme l’ADN d’une autre source. Lorsqu’ils s’expriment dans les cellules végétales, il a été prouvé que les gènes MRA couramment utilisés produisent des protéines qui sont digérées de la même façon que les milliers d’autres protéines alimentaires consommées par les humains chaque jour. En outre, les protéines MRA sont fréquemment produites par les bactéries intestinales humaines donc les humains ont toujours été exposés à ces protéines à travers l’histoire. Par conséquent, il a été conclu que les gènes MRA eux-mêmes et les protéines qu’ils expriment tout comme avec d’autres gènes et protéines dans les aliments pour hommes et pour animaux ne présentent aucun risque pour la santé humaine ou animale. L’Autorité européenne de sécurité alimentaire a récemment réaffirmé que les deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques, npt II et aadA, utilisés pour les plantes GM ne présentent aucun danger pour l’homme ou pour l’environnement (EFSA, 2007). Il est également important de noter que les gènes de résistance aux antibiotiques actuellement présents dans les aliments génétiquement modifiés codent le caractère résistance à des antibiotiques qui ne sont pas beaucoup utilisées en médecine humaine car leur résistance est déjà très répandue. Par exemple le gène npt II confère une résistance à la néomycine, la kanamycine et d’autres antibiotiques qui ne sont plus utilisées en médecine.
    Avec l’évolution des techniques de génie génétique, il est envisagé que les gènes de résistance aux antibiotiques ne seront plus présents dans les aliments GM, car ils seront soit été supprimés au cours du développement ou remplacés par d’autres types de gènes marqueurs.
  8. Processus d’évaluation de la sécurité des aliments GM ?
    Les stratégies d’évaluation harmonisées au niveau international ont été élaborées pour tester la sécurité des aliments issus d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Les produits dérivés d’OGM, qu’ils soient des aliments, des ingrédients alimentaires ou des aliments produits par des micro-organismes génétiquement modifiés, sont soumis à des procédures d’évaluation de sécurité plus strictes que celles requises pour les aliments non-GM. Cette approche est basée sur le concept de l’équivalence substantielle (ES). L’ES permet de se demander si l’aliment génétiquement modifié est aussi sûr que son homologue traditionnel. (Voir la section ci-dessous pour plus de détails). Les études toxicologiques et nutritionnelles peuvent être requises au cas par cas, avant leur commercialisation. L’approche par comparaison devrait prendre en compte les aspects morphologiques, agronomiques, génétiques et compositionnelle en vue d’une évaluation objective. Une attention particulière doit être portée sur le choix du comparateur, la conception des essais au champ et l’analyse statistique des données obtenues afin d’obtenir de bonnes données comparatives. La culture GM et le comparateur doivent être cultivés dans les mêmes conditions environnementales afin d’éviter des différences génotypiques et phénotypiques qui ne sont pas liées au processus de transformation (Herman et al., 2007).

    Une évaluation des plantes GM se penche sur les facteurs clés suivants:

    • La caractérisation moléculaire du nouveau matériel génétique et le processus de transformation
    • La caractérisation phénotypique du nouveau produit
    • La sécurité des nouveaux produits
    • La présence et les implications des effets non intentionnels
    • La pathogénicité, la toxicité et l’effet des anti-nutriments
    • L’allergénicité des nouveaux produits
    • Le rôle du nouvel aliment dans l’alimentation
    • L’influence de la transformation des aliments
  9. Quels types d’informations devraient se trouver dans un dossier d’évaluation de la sécurité alimentaire ?

    A. Description de la plante à ADN recombinant

    • Identification de la culture.
    • Nom de l’événement de transformation.
    • Objectif de la modification. Les renseignements devraient être assez suffisants pour contribuer à comprendre la nature de l’aliment soumis à l’évaluation de la sécurité.

    B. Description de la plante hôte et de son utilisation comme aliment

    • Nom commun ou usuel, nom scientifique et classification taxonomique.
    • Historique de la culture et du développement à travers la sélection, en particulier en identifiant les caractères qui peuvent nuire à la santé humaine.
    • Informations sur le génotype et le phénotype de la plante hôte pertinent pour la sécurité, y compris toute toxicité ou pouvoir allergisant connus.
    • Antécédent d’utilisation sans danger comme aliment.
    • Culture, transport et stockage généraux de la plante.
    • Informations sur la transformation spéciale requise pour rendre la plante saine à manger.
    • Partie de la plante utilisée comme source de nourriture.
    • Macro ou micro nutriments importants fournis par l’aliment.
    • Importance de l’aliment pour une tranche spécifique de la population.

    C. Description des organismes donneurs

    • Nom commun et scientifique.
    • Classification taxonomique.
    • Informations sur l’histoire naturelle de l’organisme par rapport à la santé humaine.
    • Informations sur les toxines naturelles, les facteurs antinutritionnels et les allergènes.
    • Dans le cas où un micro-organisme est l’organisme donneur, des informations complémentaires sur la pathogénicité humaine et la relation avec d’agents pathogènes connus de l’homme.
    • Informations sur l’utilisation passée et présente, le cas échéant, dans l’approvisionnement alimentaire et la/les voie(s) d’exposition(s) autres que l’usage alimentaire prévu (ex: présence éventuelle en tant que contaminants).

    D. Description de la/des modification(s) génétique(s)

    • Informations sur la méthode utilisée lors de la modification.
    • Informations sur l’ADN utilisé pour modifier la plante, y compris la source (ex : végétal, microbien, viral, synthétique), son identité et ses fonctions escomptées dans la plante.
    • Détails de tous les composants génétiques du vecteur utilisé pour produire ou modifier l’ADN pour la transformation de l’organisme hôte.
    • Informations sur tous les composants génétiques, y compris les gènes marqueurs, les éléments de régulation et autres éléments influençant la fonction de l’ADN.
    • Emplacement et orientation de la séquence dans le vecteur/construction finale et sa fonction.

    E. Caractérisation de la/des modifications génétique(s)

    • Informations relatives aux insertions d’ADN dans le génome de la plante, y compris :
      • la caractérisation et la description du matériel génétique inséré.
      • le nombre de sites d’insertion.
      • l’organisation du matériel génétique inséré au niveau de chaque site d’insertion, y compris le nombre de copies.
      • les données de la séquence du matériel inséré et des régions flanquantes bordant le site d’insertion. Les données devraient être assez suffisantes pour permettre l’identification de la/les substance(s) exprimée(s) comme provenant de l’insertion.
      • l’identification de tout cadre de lecture ouvert au sein de l’ADN inséré ou crée par les insertions avec l’ADN contigu du génome végétal, y compris ceux qui pourraient produire des protéines de fusion.
      • Les informations suivantes devraient être fournies pour chaque substance exprimée par la plante à ADNr :
        • Le(s) produit(s) du gène (ex : une protéine ou un ARN non traduit).
        • La fonction du/des produit(s) du gène.
        • La description phénotypique du/des nouveaux caractères(s).
        • le niveau et le site d’expression du/des produit(s) du gène exprimé(s) par la plante et les niveaux de ses métabolites dans ses parties comestibles.
        • La quantité du/des produit(s) du gène cible, si possible, lorsque la fonction de la/des séquence(s)/gène(s) exprimée(s) est d’altérer l’accumulation d’un ARNm endogène ou d’une protéine spécifique.
        • Les informations sur les modifications volontaires apportées à la séquence d’acides aminés de la protéine exprimée qui entraineraient des changements dans sa modification post-traductionnelle ou affecteraient des sites critiques pour sa structure ou fonction.
        • Informations complémentaires à fournir :
          • Démontrer si l’arrangement du matériel génétique utilisé pour l’insertion a bien été conservé.
          • Démontrer si l’effet escompté de la modification a été obtenu et que tous les caractères exprimés sont exprimés et transmis d’une manière stable à travers plusieurs générations et sont compatibles avec les lois de l’hérédité
          • Démontrer que les nouveaux caractères sont exprimés comme prévu dans les tissus appropriés d’une manière et à des niveaux qui cadrent avec les séquences régulatrices associées contrôlant l’expression du gène correspondant.
          • Fournir une preuve quelconque qui suggère que l’un ou plusieurs gènes de la plante hôte ont été affectés par le processus de transformation.
          • Confirmer l’identité et le profil d’expression de toutes les nouvelles protéines de fusion.
          • Examiner si nécessaire, le caractère héréditaire du transgène lui-même ou l’expression de l’ARN correspondant si les caractéristiques phénotypiques ne peuvent pas être mesurées.

    F. Analyse compositionnelle des éléments clés

    • Composition approximative des différents composants, y compris les cendres, la teneur en humidité, les protéines brutes, les matières grasses brutes et les différents glucides.
    • Profil des acides aminés protéiques.
    • Composition quantitative et qualitative des lipides totaux, i.e. les composants saponifiables et insaponifiables, le profil complet des acides gras, les phospholipides, les stérols, les acides gras cycliques et les acides gras toxiques connus.
    • Composition de la fraction glucidique ; par exemple, les sucres, les amidons, la chitine, les tanins, les polysaccharides non amylacés et la lignine.
    • Composition qualitative et quantitative des micronutriments ; i.e. l’analyse de la vitamine clé et des sels minéraux.
    • Présence de facteurs antinutritionnels d’origine naturelle ou accidentelle, par exemple les phytates, les inhibiteurs de la trypsine, etc.
    • Métabolites secondaires prévisibles, substances physiologiquement actives (bioactives), autres substances détectées.

    G. Evaluation de la toxicité éventuelle

    • Indiquer si l’organisme donneur est une source connue de toxines.
    • Comparer l’homologie de séquence des acides aminés de la nouvelle protéine exprimée et des toxiques protéiques et des facteurs antinutritionnels connus.
    • Démontrer la sensibilité à la digestion par la pepsine de chaque nouvelle protéine exprimée.
    • Démontrer l’équivalence structurelle, fonctionnelle et biochimique de la protéine non exprimée par la plante et de la protéine exprimée par la plante lorsqu’un hôte autre que la plante transgénique est utilisé pour produire des quantités suffisantes de la nouvelle protéine exprimée pour les analyses toxicologiques.
    • Etude(s) de la toxicité orale menée(s) pour les protéines nouvellement exprimées.

    H. Evaluation de l’allergénicité éventuelle (Protéines)

    • Indiquer si l’organisme donneur est une source connue d’allergènes.
    • Comparer l’homologie de séquence des acides aminés de la nouvelle protéine exprimée et des allergènes connus.
    • Démontrer la sensibilité à la digestion par la pepsine de chaque nouvelle protéine exprimée.
    • Démontrer l’équivalence structurelle, fonctionnelle et biochimique de la protéine non exprimée par la plante et de la protéine exprimée par la plante lorsqu’un hôte autre que la plante transgénique est utilisé pour produire des quantités suffisantes de la nouvelle protéine exprimée pour les analyses toxicologiques.
    • Pour les protéines provenant d’une source allergisante connue ou ayant une homologie de séquence avec un allergène connu, des tests immunologiques supplémentaires s’avéreraient nécessaires.
RéférencesRéférences et informations supplémentaires

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Codex Alimentarius Commission. 2003. Guidelines for the Conduct of Food Safety Assessment of Foods Produced Using Recombinant – DNA Microorganisms.

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