Mise en place d’une plateforme régionale pour réguler les technologies de contrôle des vecteurs en Afrique de l’Ouest

L’Agence du NEPAD a initié des consultations régionales sur la création d’une plateforme régionale de gestion intégrée des vecteurs, en commençant par la région de la CEDEAO. L’Agence collabore avec l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) pour mettre en place la plate-forme qui est conçue par des experts des États membres de la région de la CEDEAO.
La rencontre de consultation a réuni des régulateurs environnementaux, des régulateurs de santé, des membres des comités d’éthique et des responsables des programmes de contrôle du paludisme de six pays d’Afrique de l’Ouest, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Nigéria et Sénégal.

L’objectif principal de la rencontre était d’examiner un projet de document sur la portée et l’approche de la Plateforme de gestion intégrée des vecteurs en Afrique de l’Ouest (PGIVAO), et de planifier son déploiement dans la région.

Photo de groupe des participants

Dans son allocution d’ouverture, le professeur Aggrey Ambali, chef du programme Industrialisation, science, technologie et innovation de l’Agence du NEPAD, a souhaité la bienvenue aux participants et les a remerciés d’avoir pris le temps de participer à la réunion consultative. Il a remercié des experts, diverses parties prenantes et des collègues de l’UA et du NEPAD pour leur contribution aux travaux du Groupe de haut niveau de l’Union Africaine sur les technologies émergentes (APET), qui a recommandé dix technologies émergentes pour le développement socioéconomique du continent. Dans son allocution de bienvenue, Mme Mimi Darko, Directrice Générale de l’Autorité alimentaire et pharmaceutique du Ghana, a remercié l’Agence du NEPAD d’avoir choisi Accra comme lieu des réunions consultatives et a réitéré l’importance d’une décision collective établissant une plate-forme pour le contrôle et la gestion intégrée des vecteurs qui seront la propriété des États membres de la région.

Le professeur Ambali a expliqué que l’IVM était une stratégie des États membres de l’OMS adoptée l’année dernière. L’IVM, a-t-il dit, appelle à un renforcement de la lutte anti-vectorielle au niveau mondial grâce à une surveillance améliorée, à une capacité accrue, à une meilleure coordination et à une action intégrée des différents secteurs. Le professeur Ambali a ajouté que l’Agence du NEPAD a reçu l’autorisation politique de s’engager dans ce processus par le biais des décisions des États membres de l’Union africaine et de la CEDEAO. Par exemple, en 2013, les chefs d’État de la CEDEAO ont approuvé des stratégies de développement pour la lutte contre le paludisme et des initiatives régionales pour la gestion des vecteurs. Au cours du sommet de l’UA en 2017, les États membres se sont engagés à investir dans le développement et l’application de nouveaux outils pour contrôler et éliminer le paludisme. Et en janvier 2018, le Conseil exécutif de l’UA a appelé les États membres à exploiter les technologies émergentes, y compris le gene drive, dans leurs initiatives de développement.

Selon le chef du programme ISTI du NEPAD « nous devons avancer avec le processus de plate-forme régionale à travers une coordination appropriée et le réseautage alors que le monde se dirige vers le concept de » One Health « , en regardant tous les secteurs pertinents. Les vecteurs tels que les moustiques traversent les frontières et, par conséquent, nous devons avoir une conversation en tant que région et adopter une approche régionale de la gestion intégrée des vecteurs ». Il a donc appelé les Etats membres de la région de la CEDEAO à travailler collectivement avec l’Agence du NEPAD pour adopter une approche multisectorielle de la gestion des maladies, ce qui souligne la nécessité de développer la plate-forme intégrée de gestion des vecteurs.

Au cours de la réunion consultative, des experts du NEPAD ont présenté des exposés sur différents sujets relatifs aux technologies émergentes et à la gestion intégrée des vecteurs. Les experts des États membres ont exprimé leur inquiétude quant à la charge élevée du paludisme dans la région et ont indiqué la nécessité d’approches novatrices telles que la mise en place du PGIVAO pour compléter les interventions actuelles de lutte contre le paludisme en Afrique subsaharienne.


Une vue partielle des participants à la rencontre

Il ressort clairement des discussions que les pays sont à des stades différents en ce qui concerne les réglementations environnementales et sanitaires ainsi que l’adoption d’approches novatrices de la gestion des maladies. Au cours de la rencontre, les États membres ont délibéré sur les modalités de développement, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation de la plateforme afin de garantir la durabilité et l’avantage pour les populations clés.

Les discussions ont été très fructueuses au cours des différentes sessions et certains participants ont souligné les difficultés rencontrées par la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest pour travailler individuellement sur des questions de gestion des vecteurs. Les experts ont félicité l’Agence du NEPAD d’avoir dirigé cette initiative et ont souligné sa pertinence. Ils ont appelé les pays membres de la CEDEAO à une collaboration effective pour la mise en place de la Plateforme de gestion intégrée des vecteurs en Afrique de l’Ouest.

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