Séminaire de partage d’information et de sensibilisation des parlementaires sénégalais sur la biotechnologie et la biosécurité

De gauche à droite: Mr. Kasse Ousseynou, Directeur Exécutif de l’ANB, Hon. Yero De, Président du Conseil d’Administration de l’ANB, Hon. Cheikh Seck, Président de la Commission Parlementaire Développement et Aménagement du Territoire, et Hon. Aissatou Sow Diawara, Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale

Quarante (40) députés ont effectivement pris part au séminaire. Dans son allocution d’ouverture, l’honorable Cheikh Seck, Président de la Commission Parlementaire Développement et Aménagement du Territoire, a souligné que «le principe de précaution qui aurait dû encourager des actions mesurées dans le domaine de la biotechnologie s’est finalement révélé être un principe d’inaction. Cependant, pour faire face aux incertitudes, il est impératif de développer des programmes de recherche afin d’apporter des réponses et d’atténuer les doutes. Il est évident que les preuves scientifiques restent les seules sources de réponses pertinentes face à l’inconnu. Par conséquent, nous ne devrions pas entraver la science juste pour maintenir le statu quo. Il apparaît alors nécessaire, sinon urgent, de revoir la loi sénégalaise sur la biosécurité afin de la rendre opérationnelle, applicable et efficace.”

Vue des 40 Parlementaires et assistants techniques présents au séminaire du 6 -7 juillet, à Saly Portudal, Sénégal

Des scientifiques très compétents et experts en biosécurité issus d’institutions nationales et d’AUDA-NEPAD ABNE ont fait des exposés sur des sujets clés, notamment les principaux aspects de la biotechnologie moderne, les dispositions du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, les principes de l’analyse des risques, les dispositions essentielles du projet de loi sénégalais révisé sur la biosécurité, et un résumé des initiatives en matière de biosécurité et de biotechnologie en cours sur le continent et dans la région Afrique de l’Ouest.
Des échanges très instructifs ont suivi les présentations introductives, principalement dans les langues locales les plus parlées, ce qui a permis une participation active et effective de tous les députés présents. Des points de vue pertinents ont été partagés, couvrant divers domaines des préoccupations. Le statut du coton Bt au Burkina Faso et l’expérience du pays en matière de cultures biotechnologiques modernes ont été particulièrement abordés.
Le séminaire s’est achevé sur une note très positive et les députés ont exprimé leur gratitude à l’ANB et à AUDA-NEPAD pour cette occasion unique qui leur a été offerte, pour la première fois, d’interagir et de partager leurs points de vue sur cet important sujet. Le sentiment général était que le groupe de parlementaire était prêt à recevoir le projet de loi révisé sur la biosécurité pour examen. Ils ont vivement recommandé à l’ANB et à ses partenaires, notamment AUDA-NEPAD, de consentir des efforts supplémentaires pour offrir la même possibilité au reste des parlementaires pour qu’ils bénéficient du même niveau d’informations, et afin que la grande majorité des députés soient bien outillés pour prendre en connaissance de cause les décisions, notamment en ce qui concerne l’adoption de la loi révisée sur la biosécurité.