Inauguration et première rencontre des Groupes Techniques de Travail de la plateforme GIV-AO

L’Agence de Développement de l’Union Africaine – NEPAD (AUDA-NEPAD), en partenariat avec l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), le ministère de la Santé et le ministère de l’Environnement de Côte d’Ivoire, a organisé la réunion inaugurale des groupes techniques de travail (GTT) de la plateforme ouest-africaine de gestion intégrée des vecteurs de maladies (GIV-AO) du 24 au 26 avril 2019 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Le Dr ABLE, inspecteur général du ministère de la Santé et de l’hygiène publique, représentant le ministre, a coprésidé la cérémonie d’ouverture avec M. LAVRY, conseiller technique du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Une vue des autorités au cours de la cérémonie. Au centre, Dr ABLE, 3eme à partir de la gauche et Mr. LAVRY.

Dans son discours liminaire, le Dr ABLE a souhaité la bienvenue aux participants et remercié les organisateurs d’avoir choisi la Côte d’Ivoire pour cet événement. Il a également déclaré que «personne n’a le droit de rester insensible à la tragédie du paludisme imposée par les moustiques. Tout en reconnaissant les progrès significatifs réalisés au cours de la dernière décennie et notre action commune contre le paludisme, nous devons aujourd’hui admettre que, à moins que des stratégies alternatives ne soient développées et mises en œuvre, l’objectif mondial de contrôler le paludisme de 2016 à 2030 et de réduire de 40% le nombre de cas et de mortalité dus au paludisme % d’ici 2020 ne sera pas atteint. »

Le programme comprenait l’assermentation officielle des membres des groupes techniques de travail, la sélection des présidents et rapporteurs des GTT et l’examen du mandat détaillé des GTT. Dans le cadre du programme, le plan de travail et les besoins en renforcement des capacités de chacun des GTT ont également été examinés.
Les nominés des États membres sont des groupes de travail techniques composés d’experts et certains d’entre eux n’étaient pas très familiers avec la notion de Gene Drive pour la lutte antipaludique. L’objectif général était donc d’améliorer les connaissances et les capacités des participants en matière de gestion et de réglementation de la technologie du Gene Drive pour le contrôle du vecteur du paludisme. Plus précisément, le programme a fourni aux participants des informations sur le fardeau du paludisme en Afrique, sur la technologie du Gene Drive pour la lutte anti-vectorielle, sur la sensibilisation des acteurs clés à leur rôle et sur l’importance de disposer de systèmes de régulation fonctionnels pour la technologie de Gene Drive et de mettre en place une plateforme de travail et d’échanges au niveau régional.
Divers exposés ont été présentés, ce qui a permis aux membres des GTT de mieux comprendre la fardeau du paludisme en Afrique, ainsi que les approches et les outils de lutte antipaludique. Les participants ont également acquis des connaissances sur les informations scientifiques de base sur la technologie du Gene Drive, le contrôle du paludisme, sur l’essence de la réglementation, sur la structure de gouvernance et sur le rôle de la plateforme GIV-AO.

Photo de groupe des membres des GTT avec les officiels de Cote d’Ivoire, de AUDA-NEPAD, et de l’OOAS.

La création et l’inauguration de la plate-forme GIV-AO comprenant les chefs des agences nationales de biosécurité, les comités d’éthique nationaux et les agences nationales de réglementation des médicaments de la CEDEAO ont été facilitées par AUDA-NEPAD en août 2018 en collaboration avec l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).
En fonction de leurs compétences, les membres des GTT font partie de quatre groupes de travail différents: GTT sur la réglementation de la santé, GTT sur la réglementation en matière de biosécurité, GTT sur la gestion des maladies et la lutte anti-vectorielle et GTT sur l’éthique. Les membres de ces GTT devraient fournir des avis spécialisés sur les questions soumises par le Comité directeur avant toute recommandation aux ministres de la CEDEAO concernés et aux chefs d’État de la CEDEAO qui décideront de la voie à suivre pour la communauté économique régionale.