Atelier de sensibilisation des juristes du secteur public et des médias sur la loi de biosécurité à Eswatini

Le réseau ABNE de l’Agence de développement de l’Union africaine – NEPAD, en partenariat avec l’Agence de l’environnement d’Eswatini (EEA) et le ministère du Tourisme et de l’Environnement, a organisé un atelier de sensibilisation à l’intention des juristes des autres ministères et des médias sur la loi de biosécurité de 2012 au Royaume d’Eswatini, du 7 – 10 octobre à Mbabane. Le Parlement, à la demande de la population à la base, a demandé au ministre, par l’intermédiaire de l’EEA, de créer un environnement réglementaire favorable avec un système de biosécurité fonctionnel dans le royaume d’Eswatini.
Les objectifs de la formation sont de permettre aux autorités judiciaires d’aider l’EEA à jouer son rôle en cas de litige contre le gouvernement, d’améliorer la connaissance des médias sur la communication sur la biosécurité en se basant sur les faits scientifiques.
Douze (12) juristes du secteur public issus de différents ministères ont participé à l’atelier des hommes de loi, tandis que neuf (9) journalistes des principaux médias du Royaume d’Eswatini ont participé à la formation pour le renforcement des capacités des médias.

Photo de groupe de représentants du gouvernement d’Eswatini et des juristes avec l’équipe AUDA-NEPAD ABNEOfficers with AUDA-NEPAD ABNE team.

La réunion préalable avec le secrétaire permanent du ministre du Tourisme et de l’Environnement a montré le soutien du gouvernement au renforcement des capacités des responsables juridiques du gouvernement et des médias. Une réunion avec le directeur exécutif par intérim de l’EEA avant la formation a mis en évidence l’importance de la réunion et le bon timing du renforcement des capacités des juristes sur les questions de biosécurité. Cette formation est également la première du genre depuis la création de l’EEA.

Photo de groupe des autorités ministérielles et des journalistes avec l’équipe AUDA-NEPAD ABNE with AUDA-NEPAD ABNE team

Au cours de la rencontre, de nombreuses discussions d’actualité sur des sujets juridiques ont été menées, notamment sur la science fondamentale de la biotechnologie, les tendances de la biotechnologie dans les pays africains, les instruments juridiques pour la réglementation de la biosécurité dans les biotechnologies modernes, le statut de la réglementation mondiale et régionale de la biosécurité et leur mise en œuvre en Afrique, les droits de propriété intellectuelle et les litiges en matière de biotechnologie moderne, les questions de responsabilité et de recours, le principe d’évaluation des risques, ainsi que les instruments juridiques nationaux régissant la réglementation de la biosécurité.
Les journalistes sélectionnés qui ont pu rendre part à la rencontre ont abordé des sujets similaires à ceux des juristes, notamment le rôle des médias dans la communication sur la biosécurité en matière de biotechnologie moderne, le coton Bt dans les champs des agriculteurs du royaume d’Eswatini, les reportages des médias et des sources d’informations crédibles sur les procédures de sécurité environnementale pour l’approbation des produits de la biotechnologie.
Parmi les principaux résultats de la mission, un réseau national de juristes a été créé et intégré au réseau africain de juristes. La mise en place de ce réseau national permettra aux juristes d’Eswatini de bénéficier du renforcement continu des capacités et des possibilités de partage d’expérience du réseau africain. Le réseau de communication, mis en plan il y a quelques mois, bénéficie également d’un renforcement supplémentaire des capacités en matière de communication sur la biosécurité.