Approche régionale dans le contrôle des moustiques vecteurs de maladies en Afrique

 Photo de groupe des participants

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Du 5 au 8 juin 2017 à Accra, une équipe de l’Agence du NEPAD dirigée par le Professeur Aggrey Ambali, Chef de la division Industrialisation, Science, Technologie et Innovation (ISTI), a organisé une rencontre avec ces régulateurs de quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Ghana, Sénégal, Mali) et l’Ouganda pour discuter et formuler une approche régionale préliminaire pour le contrôle des moustiques vecteurs de maladie dans la région, en s’appuyant sur leurs expériences lors d’un voyage d’étude en Amérique du Sud. Les moustiques du type Aedes aegypti et Aedes albopictus sont responsables de la transmission des arbovirus responsables de la fièvre jaune, du Chikungunya, de la fièvre Zika, de la dengue, du paludisme et de la fièvre de la vallée du Rift. Ces maladies deviennent de plus en plus une préoccupation mondiale dans le domaine de la santé publique en raison de leur propagation rapide. En avril 2017, des régulateurs et d’autres hauts fonctionnaires de cinq pays (Burkina Faso, Ghana, Mali, Nigéria et Sénégal) de la CEDEAO ainsi que la Tanzanie et l’Ouganda ont participé à un voyage d’étude au Brésil et en Colombie, organisé par l’Agence du NEPAD et le Danforth Center, pour s’inspirer de l’expérience pratique des programmes intégrés de lutte contre les moustiques vecteurs de maladies

dans ces pays et comprendre leurs mécanismes et procédures de régulation, ainsi que leur efficacité. A Accra, les régulateurs et les experts de l’Agence du NEPAD ont discuté des expériences du voyage d’étude et ont identifié les approches qui peuvent être adoptées pour un programme régional de renforcement des réglementations. Les thèmes abordés comprennent le développement et le transfert de technologies, le renforcement des capacités réglementaires, la collaboration intersectorielle, la collaboration sud-sud, le plaidoyer et l’articulation des politiques, l’engagement de la communauté et la volonté et l’engagement politiques. L’importance de l’harmonisation régionale dans les activités de lutte contre les maladies ne peut pas être négligée, car la nature mobile des moustiques requiert que les efforts de contrôle se fassent au niveau régional. Le Directeur Exécutif de l’Autorité nationale de biosécurité du Ghana, M. Eric Okoree, dans son mot d’ouverture, a salué les efforts déployés par l’Agence du NEPAD et ses partenaires pour diriger de telles discussions au niveau régional et a réitéré l’engagement de son service à veiller à ce que les vecteurs de maladies soient efficacement contrôlés dans la région de la CEDEAO et sur l’ensemble du continent.

Le Professeur Ambali a souhaité la bienvenue à tous les participants et a exprimé l’espoir que ces efforts soient acceptés non pas comme une intervention étrangère, mais comme une initiative lancée et mise en œuvre par les africains eux-mêmes en réponse à des problèmes de santé et en veillant à ce que l’Afrique atteigne son aspiration à éliminer le paludisme en Afrique d’ici 2030. En 2015, l’OMS a rapporté qu’il y a eu 212 millions de nouveaux cas de paludisme dans le monde dont 90% étaient en Afrique. Une étude publiée en 2013 a estimé que 390 millions de personnes ont été infectées par le virus de la dengue dans les tropiques en 2010 et 16% de ces infections provenaient d’Afrique, même si la maladie n’est pas souvent reconnue comme un risque. Le virus Zika a également été isolé en Afrique chez les moustiques et les humains et on estime que plus de 16 pays africains courent un risque élevé de maladie. Quarante-sept pays d’Afrique sont censés être endémiques ou avoir des zones endémiques de fièvre jaune. Ces contraintes de maladies exigent une approche intégrée de contrôle des vecteurs, qui soit efficace au niveau régional.