Le besoin de systèmes de régulation en matière de biosécurité

En vue de faire avancer les sciences biotechnologiques en Afrique, tout en préservant la santé humaine et l’environnement, le Conseil Ministériel Africain de la Science et de la Technologie (AMCOST) a décidé de concevoir une stratégie dans le domaine de la biotechnologie sur 20 ans, qui puisse guider le développement de systèmes de régulation efficaces dans le domaine de la biosécurité au sein des pays membres. ABNE découle de cette stratégie en matière de biotechnologie, développée par AMCOST.
Les systèmes de réglementation en matière de biosécurité visent à assurer un équilibre entre la promotion de l’apprentissage et de l’innovation dans la biotechnologie, tout en protégeant l’intérêt public. La plupart des pays africains ont confirmé cet objectif en ratifiant le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques.
Un des éléments clé en est le développement de cadres nationaux de biosécurité efficaces (CNB) et de systèmes réglementaires qui favorisent l’utilisation sécurisée de la biotechnologie. Les principales composantes d’un CNB fonctionnel sont généralement:
• Une stratégie de biotechnologie
• Des lois et des règles sur la biosécurité constituant un régime de réglementation de la biotechnologie
• Un système administratif de traitement des demandes et de délivrance des permis, par exemple, Cadre National de Biosécurité fonctionnel, Cadre Institutionnel de Biosécurité (CIB) et Agents chargés de la protection des plantes (PQ).
• Un mécanisme de participation du public au processus prise de décision dans le domaine de la biosécurité.
Il existe quatre principaux éléments de systèmes de réglementation efficaces en matière de biosécurité: (1) des documents d’orientation écrits qui définissent clairement la structure du système, les rôles et les responsabilités des personnes impliquées, et le processus d’évaluation; (2) des autorités de régulation bien formées dans les disciplines concernées et aptes à prendre des décisions avisées; (3) un système d’information qui permet au processus d’évaluation de la biosécurité de se fonder des informations scientifiques réactualisées et pertinentes, et sur les préoccupations de la communauté ; et (4) des mécanismes de retour d’information pour pouvoir inclure de nouvelles informations et réajuster, au besoin, le système de régulation.
En tant que signataires du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, les gouvernements se sont engagés à mettre en place des CNB fonctionnels et des systèmes réglementaires. Comme indiqué dans une récente étude sur la biotechnologie agricole et la biosécurité, menée par le Forum pour la Recherche Agricole en Afrique (FARA), les différents pays sont à des stades différents en ce qui concerne le renforcement des capacités en matière d’évaluation des risques environnementaux et de sécurité sanitaire des aliments. ABNE aidera à fournir des informations, de l’expérience et de la méthodologie pour aider les régulateurs dans le processus de prise de décision.

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